La PPU était en conflit ouvert avec la poste. Quelques années auparavant, un groupe terroriste avait réussi à se procurer une petite quantité d'anthrax. Une dizaine de lettres empoisonnées avait été envoyée à des hommes politiques bien en vu. Pour protéger les postiers, en première ligne si les terroristes démultipliais leurs envois, ceux ci avaient été traités à titre préventif pendant plusieurs semaines avec la molécule de Floc et nombre d'entre eux souffraient encore de graves problèmes physiques ou neurologiques. Suite à cet épisode, les syndicats de postier avaient assigné en justice la PPU pour réclamer des dommages et intérêts. Dans ce contexte, permettre à une personne qui avait un lien de parenté avec un postier, de travailler à la PPU, revenait à faire rentrer le loup dans la bergerie.
- Si j'étais médecin, rajouta Sandrine, j'en saurais beaucoup moins, puisque qu'il n'y a aucune publications ni recherches sur le sujet. Vous les maintenez sciemment dans l'ignorance. Maintenant, si vous voulez en savoir plus, si vous voulez être rassuré sur votre avenir et peut-être un jour manger à nouveau de la viande, votre seul espoir est d'accepter mon plan de recherche.
- Nous y voilà ! Fit Lewis, c'était votre idée depuis le début ! Me rendre malade pour que je supporte vos projets de recherches ! Mais si vous croyez qu'on va céder à votre chantage !
- Taisez-vous espèce d'idiot ! , Coupa le directeur de la PPU il n'y a pas de chantage. Il n'y a que notre santé ! Et c'est à cause de vous tout cela ! C'est vous qui nous avez fait commercialiser cette saloperie à grande échelle et c'est vous qui avez embauché une fille de postier ! Foutez le camp, vous êtes viré !
- Mais...
- Arston, intervint Sandrine, après les articles de presse consécutifs au malaise de Lewis le mois dernier, un renvoi serait une erreur. Vous n'avez qu'à le mettre à la pharmacovigilance
- Mais, fit Lewis atterré, c'est la qu'on met les imbéciles et les incompétents
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