Alors Nicolas partit en voyage, visiter les autres quartiers. Là, il se mettait à chanter en enlevant sa chemise :
Mes amis, disait-il
Mes balayeurs font un dur labeur
Et ils peuvent le faire pour vous
Ils savent bâtir
Ils savent construire
Et si avec moi vous signez des contrats
Je vous le promets, j'enlève le bas.
- J'aimerais des avions en papier, fit l'un, j'aime bien m'amuser
- Moi pour Noël, fit un autre, ce sera un train électrique
- Pour moi, un peu de nucléaire, je suis gentil même si je n'en ai pas l'air
- Mon voisin est un vilain. Me vendrais-tu des gourdins
Plusieurs fois, Nicolas enleva le bas mais il ramena plein de contrat. Il mit ses balayeurs au travail sans surseoir, car il ne pouvait plus s'asseoir.
Alors les balayeurs travaillèrent enfin plus, et gagnèrent plus. Grâce à cela, ils achetaient plein de produits fabriqués dans les quartiers ou les balayeurs gagnaient sans oser râler, juste assez à manger et autres quartiers exploités. L'argent rentrait à flot chez les locataires, enrichissant les propriétaires.
Le système marchait si bien qu'il fut repris dans les immeubles voisins et bientôt tout le quartier travailla plus pour gagner plus, et les parents plus longtemps pour coûter moins à leurs enfants.
Mais tout n'était pas rose, loin de la.