Joyeux Noel

Complétement mort, le monstre? Pas sur... Était-ce le dernier? vraiment le dernier? Pas sur... En tous cas, la prochaine fois qu'on en reparlera, ce ne sera pas pour une histoire de Noel....

En attendant, profitez bien des fêtes et à l'année prochaine
Joyeux Noel
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# Posted on Wednesday, 23 December 2009 at 3:49 PM

Edited on Wednesday, 23 December 2009 at 4:00 PM

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Quand enfin le soleil dissipa les rayons de la longue nuit, toutes les maisons résonnèrent de rires d'enfants, surpris et joyeux. Rapidement les petits se retrouvèrent dehors pour commenter et montrer ce qu'ils avaient trouvé dans leurs chaussures. Epées en bois, boucliers, ou petit ours de fourrures pour les garçons ; poupées de chiffons, petites assiettes en bois, éclats de quartz brillants de mille feux chez les filles, ils n'en finissaient pas de s'émerveiller.
Les parents ébahis, stupéfaits, se regardaient les uns les autres, cherchant à savoir lequel d'entre eux était à l'origine de cette joyeuse initiative. Alors qu'ils discutaient vigoureusement, Zywans et Regnard, s'approchèrent du groupe d'adulte.
- Zywans a vu quelque chose cette nuit, fit le garçon
- Il y avait quelque chose sur le toit, fit la jeune fille, un espèce de grand bonhomme, avec un panier sur le dos, et puis... et puis... il s'est envolé.
Les adultes se regardèrent, surpris par ce témoignage. Zoltan, en tant que chef du village prit la parole
- Et que faisiez vous tous les deux, dehors au milieu de la nuit ? demanda-t-il d'une voix tranchante
Les deux jeunes rougirent, embarrassés, cherchant quelle histoire invraisemblable raconter. Les hommes et les femmes du village les regardèrent sévèrement pendant quelques instants. Et puis soudain, tous éclatèrent de rire devant leurs airs confus : il était temps qu'il y ait de nouveaux couples et de nouveaux enfants dans le village

Une année passa sans que le mystère de cette étrange nuit ne soit éclairci. Et si les adultes, prit par les nécessités du quotidien oublièrent rapidement l'événement, celui ci resta gravé dans la mémoire des enfants. Et quand les longues nuits revinrent, les enfants se mirent à attendre, à espérer tous les matins que leurs chausses soient pleines de jouets, en vain. Alors, certains se mirent à décorer les sapins qui, à coté de la cheminée attendaient d'être brûlés, mais cela ne servait à rien, et de jour en jour, les enfants devenaient de plus en plus tristes, d'autant plus tristes que les journées devenaient courtes.
Alors Zoltan réunit les membres du village
- je ne peux pas supporter de voir nos enfants si tristes, dit-il
- Que pouvons-nous faire, répondit un des hommes, nous ne savons pas ce qu'il s'est passé l'an dernier. Nous n'y pouvons rien
Alors Zywans, qui tenait dans ses bras son enfant qui avait tous juste trois mois pris la parole.
- La seule façon d'être sur, dit-elle, c'est de le faire nous même, de faire les jouets et de les mettre dans les chausses des enfants.
Il ne fallut pas longtemps pour que tout le monde accepte cette proposition. Ils se mirent au travail avec entrain, et le soir venu, pour célébrer cette bonne idée ils firent un joyeux repas qui dura tard dans la nuit.
Alors silencieusement, avant d'aller dormir, ils remplirent les chausses de leurs enfants de jouets divers et variés. Certains poussèrent la malice jusqu'à glisser subrepticement quelques cadeaux dans les chausses de leur conjoint.
La journée suivante fut si joyeuse qu'ils se promirent de recommencer réveillons et cadeaux chaque année jusqu'à la fin des temps.



Fin

# Posted on Tuesday, 22 December 2009 at 2:55 PM

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Il se reprit. Il savait que dans son état de faiblesse, il n'aurait pas le temps de fuir suffisamment vite. Dés qu'il attraperait un enfant, ou dés qu'il ouvrirait la porte, l'homme et sa femme se réveilleraient et il n'était pas en état de leur résister. Il fallait s'en tenir à son plan. Alors il mit ses appâts autour des chaussures des enfants et en posa quelques autres en direction de la porte. Ainsi, si un des enfants se réveillait la nuit pour un besoin naturel, il verrait le contenu de ses chaussures, suivrait la piste vers la porte et sortirait, quittant la sécurité du toit familial, dans l'espoir de trouver d'autres appâts à l'extérieur. Et là... Il serait prêt.
Silencieusement, il ressortit par où il était venu pour passer à la maison suivante. Ainsi, prudemment, silencieusement, il disposa ses piéges dans toutes les maisons, sauf une qu'il savait être inhabité. Puis il resta sur un toit, son panier vide sur le dos, attendant patiemment, dans le froid et les bourrasques de neige qu'un enfant sorte enfin. Les nuages défilaient au-dessus de lui, laissant de temps a autres la lueur de la lune.
Alors qu'il commençait à désespérer, un bruit le sortit de sa torpeur. A sa grande surprise, la porte de la seule maison qu'il pensait être vide s'ouvrit et la fille, la fille qu'il avait essayée d'attraper le matin sortit, nue dans la neige. Un instant, un bref instant, il crut que sa chance avait enfin tourné. Il se prépara à fondre sur elle mais juste derrière la jeune fille sortait le garçon qui l'avait attrapé dans la neige. Les deux adolescents coururent un instant dans la neige, avant qu'elle ne se retourne pour l'asperger de neige en riant. La créature poussa un long hurlement de désespoir. Il était mort avant même d'avoir fini d'exprimer toute sa détresse. Les deux amoureux se figèrent et tournèrent la tête dans sa direction. L'espace d'un instant, ils virent la forme verte sur le toit, et puis une bourrasque de vent l'emmena, l'emportant à jamais dans la nuit noire. Ils se regardèrent surpris.
- réchauffe moi dit-elle
Alors il la souleva prestement et la porta dans la maison.



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# Posted on Monday, 21 December 2009 at 4:28 PM

Edited on Tuesday, 22 December 2009 at 2:58 PM

pdC4


Les hommes du village passèrent la journée à couper des sapins et à les ramener au village. Leurs outils rudimentaires ne leur permettaient que de couper de petits arbres qu'ils ramenaient ensuite dans leurs maisons, en un seul morceau. De son coté, l 'étrange créature ne restait pas inactive. Toute l'après midi, tenaillée par une faim omniprésente, elle s'attacha à préparer quantité d 'appâts pour attraper des enfants. Puis, il tressa quelques branches entre elle, pour former un espèce de panier pour transporter ses fabrications.
Avec la tombée de la nuit, le ciel se mit à se couvrir d'épais nuages, la neige se remit à tombe, le vent à souffler. A l'orée de la forêt, le monstre regardait le village s'endormir sous les flocons de neige. Immobile, insensible au froid, il attendait son heure. Manger ou mourir, il n'avait pas le choix. Alors il attendit, encore et encore, jusqu'à ce que les hommes s'endorment et que les cheminées, a cours de bois, s'éteignent.
Alors doucement, silencieusement, il sortit à découvert. Depuis le temps qu'il surveille le village, il savait quelles étaient les maisons habitées, quelles étaient les maisons vides et surtout celles ou se trouvaient des enfants. Il les imaginait tout rose, endormis sous leurs fourrures, il s'imaginait planter ses dents acérées dans des cuisses encore chaudes de sommeil, le sang qui coulait dans sa gorge, la vie qui revenait enfin en lui. Un long frisson le parcouru. Savourant par avance son festin, il parcourait le village, ombre maléfique semblant glisser entre les flocons.
Et puis il se décida à passer à l'action. Les portes des maisons étaient fermées de l'intérieur, précaution des êtres roses contre les bêtes sauvages qui pouvaient roder la nuit . Il s'approcha d'une des maisons, attacha son panier sur son dos et, a l'aide de ses quatre mains, grimpa prestement sur le toit. Puis, il prit quelques appâts dans ses poches et se glissa dans la cheminée. Il tomba dans l'âtre éteint. Les hommes et les enfants avaient mis leurs chausses devant la cheminée pour les faire sécher pendant la nuit. L'odeur des arbres fraîchement coupés, adossés au mur de la maison pour sécher a coté de la cheminée se mêlait aux relents de cendre froide. Les êtres roses dormaient tous dans la pièce unique. Les adultes d'un coté, les enfants de l'autre, enfouis les uns comme les autres sous des tas de peaux de bêtes. Un instant il faillit céder à la tentation, s'emparer d'un enfant et se ruer dans la nuit pour le dévorer.


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pdC4

# Posted on Thursday, 17 December 2009 at 4:01 PM

Edited on Monday, 21 December 2009 at 4:30 PM

pdc3


- Zywans
Le hurlement de son père la fit sursauter. A contre c½ur, elle se retourna pour le voir lui faire signe de revenir. Son hurlement, ses gestes impérieux ne laissaient aucun doutes sur le fait qu'il n'y avait pas à discuter. Elle regarda à nouveau vers la forêt, hésitante.
- Zywans, cria à nouveau son père.
Cédant à son père, elle se dirigea en traînant les pieds vers le village, essayant de se convaincre qu'en cette saison, il n'y avait rien de bons dans la forêt. Alors qu'elle rebroussait chemin, une vague de désespoir intense sembla jaillir de la forêt pour la submerger. Elle se retourna, surprise, mal a l'aise. Un long frisson la parcouru alors qu'elle scrutait la forêt sans pouvoir en percer le mystère. Et puis elle reprit son chemin vers son père avant qu'il ne se mette à l'appeler encore.

Manger !
Ce n'était pas tant la peur de mourir qui l'animait. La mort, il l'attendait depuis si longtemps. Pour lui, dernier d'une espèce maudite, ce ne serait qu'une juste délivrance. Mais pas comme ça ! Pas l'estomac vide ! La faim, c'est ce qu'il y avait de pire, elle le ramenait à l'état de bête sauvage, chassant de son idée toute autre idée, tout autre objectif. Elle prenait possession de lui, remplaçant sa conscience par son instinct. Des mouvements du coté du village attirèrent son attention. Les hommes se dirigeaient vers la forêt, pour y couper des sapins qui alimenteraient leurs cheminées. Individuellement, ils étaient trop forts pour lui et en groupe, ils étaient totalement invincibles.
A regret, il s'enfonça dans les arbres. Les enfants ne viendraient pas dans la forêt. Il fallait pourtant qu'il en mange un, et vite : il ne se donnait pas plus de 24h a vivre sans manger. Alors un plan audacieux germa dans son esprit, un plan pour faire sortir les enfants de chez eux et enfin passer à table.


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# Posted on Wednesday, 16 December 2009 at 4:27 PM

Edited on Thursday, 17 December 2009 at 4:04 PM