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Prise de tête

Une soirée entre ami, rien de tel pour se remettre. Se remettre d'une longue journée de travail, de la galére des transports, du stress du quotidien, pour oublier un peu la mécanique infernale qui nous entraîne du matin au soir dans un rythme de plus en plus incontournable.
Nous sommes tous la, amis de longues dates : il y a une dizaine d'années que nous avons fini nos études et nous ne lassons ni de nous revoir ni de nous raconter le bon vieux temps. Nous travaillons tous dans la région parisienne, ce qui nous permet de nous revoir régulièrement. Nous avons tous la chance d'avoir des salaires confortables et de pouvoir vivre dans la capitale. Nous sommes sept, Gilles, Aline, Nadège, Jean Pierre, Clare et moi. Sept ? A cette pensée, je sais déjà que la soirée est fichue. Une insidieuse envie de vomir me tord les boyaux. Je les regarde, ils sont la tranquille, heureux de boire un verre ensemble. Je vide mon verre d'un coup. Son nom me revient : Catherine, c'est Catherine qui manque ! Comment l'oublier ? Elle faisait des études d'infirmières, c'est elle qui prenait soin de nous, s'occupait de note bonne santé, de notre bon moral.
- Et Catherine, demandais-je d'un ton faussement enjoué, vous avez de ses nouvelles ?
Ils se taisent soudain, tous, gênés. Eux aussi savent ce qu'il va se passer : ils ont l'habitude. Je leurs parle de gens comme s'ils les connaissaient depuis toujours, puis quand je vois qu'ils ne s'en souviennent pas, je m'énerve, je vais vomir, et je m'en vais.
- Tu ne vas pas nous gâcher la soirée ? demande Gilles
Je lève les mains, paumes en avant, désespéré
- Vous ne connaissez pas Catherine ?


A suivre
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# Posté le mardi 09 février 2010 15:41

bienvenu en enfer

J'avais prévu une petite histoire tranquille, pour faire suite à Pyjaman, presque un conte pour enfant, une légende. Mais il me manque une photo, une photo essentielle à la compréhension de l'histoire. Et pour faire la photo en question, il faut que la neige fonde ! Et qu'il fasse beau. Et la, c'est mal parti.
Alors tant pis pour vous, vous allez avoir droit à une de mes tentatives d'histoire de fantômes. Et comme d'habitude, c'est raté ! Pas de fantômes, pas de revenants, pas d'esprits ! Par contre, pour le reste c'est plutôt réussi : des morts horribles, de l'angoisse, de la panique : attention, si vous avez trouvé Origine un peu sanguinolent, là on rentre dans une autre catégorie, celle des histoires d'horreur. Et celle ci se passe aux portes de l'enfer, mais de quel coté ?
Alors asseyez-vous et tenez-vous prêt car cette histoire est vraiment



Prise de tête


Et faites gaffe quand même, peut-être que cela vous est déjà arrivé !
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# Posté le lundi 08 février 2010 15:01

siesta


Moi, les histoires de Pyjaman, ça me donne envie de faire la sieste... Une longue sieste.
La prochaine histoire se sera donc Lundi
siesta
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# Posté le mercredi 03 février 2010 15:57

PVMS16


Pyjaman soupira en pensant au général Hochon à son adjoint et à sa fille. Surtout à sa fille. Pourrait-elle le croire et venir dormir avec lui sur un nuage moelleux ? Est-ce qu'enfin quelqu'un allait le croire et laisser tomber toutes ces théories ridicules ? Car enfin, s'il pouvait marcher et dormir sur les nuages, c'est bien qu'il avait raison ! Mais ce qui le gênait c'est que ceux qui pensaient que les nuages étaient fait de vapeur passait au travers. Ainsi quelle que soit la théorie, tous avaient raison, lui et les autres. Comme si le monde s'adaptait aux théories des uns et des autres, comme si c'était les théories qui façonnaient l'univers aux théories et non le contraire.
- Intéressante théorie murmura-t-il en remettant sa cape.
Il la referma sur lui dans un bruissement de plume et disparu. Il se retrouva dans la maison du général, où Emma avait libéré les prisonniers et racontait avec émotion comment Pyjaman avait vaincu la bande du Marchand de Sable.
- Ah vous voilà, vous, s'exclama le général, que je ne vous y reprenne pas à mettre ma fille en danger !
- M. Pyjaman m'a sauvé la vie ! s'écria la jeune fille
- Appelez-moi Pyj, fit machinalement ce dernier
Leurs regards s'accrochèrent un peu trop longtemps
- Au fait, demanda le capitaine, comment êtes vous sorti de ce bloc de glace ?
- Eh bien, fit Pyjaman en rougissant, j'ai certains pouvoir...
- On va regarder les caméras de surveillance, fit le capitaine en pianotant sur un clavier. Il y en avait une dans la chambre froide
Avant que Pyjaman ne puisse faire un geste, les images apparaissaient sur l'écran.
- Je...Je dois y aller dit-il, il est temps pour moi de faire ma sieste
- Allons, jeune homme fit le général, il est trois heures du matin ! Ce n'est pas l'heure de la sieste !
- Justement, si je ne la fais pas maintenant je n'aurais pas le temps de la faire avant ma grasse matinée
- Général, interpella le capitaine, regardez
Celui ci se retourna. Sous ses yeux ébahis, les images de sa fille embrassant Pyjaman défilaient à l'écran. Il resta pétrifié quelques instants avant de réagir
- Pyjaman ! s'écria-t-il qu'est ce que...
Mais Pyjaman avait déjà disparu laissant derrière lui un nuage de plume.
- Putain de plumes hurla le général.



Fin

# Posté le mardi 02 février 2010 16:01

PVMS15




-Des fois, répondit Pyjaman, ceux d'en dessous s'unissent et font équipe. Alors, ils pussent très fort vers le haut et se retrouvent catapulter en altitude. Alors ils ont peur, ils se fâchent, et ils s'engueulent, cela fait du tonnerre. Et ils se jettent des pierres, et c'est la grêle
Le marchand de sable regardait Pyjaman comme si c'était un fou dangereux
- Mais, dit-il comment expliques-tu...
- Ça suffit, répondit l'intéressé, soit tu me crois et tu deviens ami avec les petites bêtes qui peuplent les nuages, ou alors...
- Ou alors ?
Sans répondre, Pyjaman se pencha et tira sa cape, sa cape sur laquelle le marchand de sable se tenait. Privé de son soutien, celui ci sembla resté suspendu une fraction de secondes en l'air avant de disparaître, avalé par les nuages.
- De la vapeur d'eau ! Murmura Pyjaman, quel crétin !
Il resta quelques instants sans bouger, hésitant, réfléchissant. Son ennemi allait faire une chute de quelques trois mille mètres avant de tomber dans les eaux glacées de l'atlantique, où il allait couler à pic. Il y avait bien 5000 mètres de profondeur à cet endroit et d'une manière ou d'une autre il faudrait plusieurs mois sinon plusieurs années pour que le marchand de sable finisse par revenir sur la terre ferme. Quant à ses acolytes, privés de leur chef, ils ne représentaient aucun danger. Alors pourquoi ne pas rester ici, s'allonger sur le nuage et reprendre sa sieste la ou elle avait été interrompue ?



La suite
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# Posté le lundi 01 février 2010 15:30

Modifié le mardi 02 février 2010 16:03